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Retrouvez les réponses aux questions les plus fréquentes sur nos services de santé au travail.
FAQ - Questions & Réponses
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Pour toute question, n’hésitez pas à nous contacter
Celui-ci doit être effectué par le médecin du travail préalablement à l’affectation sur le poste, à l’exception des apprentis, pour lesquels il doit être réalisé au plus tard dans les deux mois qui suivent son embauche.
L’objectif d’un service de santé au travail est de s’assurer que le travail n’a pas d’impact sur la santé du salarié et de donner des conseils pour prévenir les accidents du travail et maladies professionnelles au quotidien.
Dans le cadre de la programmation des examens, une durée spécifique est attribuée à chaque type d’examen (par exemple, visite d’information et de prévention, visite de reprise, visite de pré-reprise).
Cependant, cette durée peut varier en fonction de la situation individuelle, et le professionnel de santé qui vous accueille ajuste le temps en fonction de vos besoins spécifiques.
Pour obtenir votre dossier médical, contactez la secrétaire médicale de votre centre de rattachement.
Pour cela, il suffit de les contacter à l’adresse suivante : secretariat.nom-du-centre@prevlink.com (exemple : secretariat.hotel.de.ville@prevlink.com)
En France, l’avis du médecin du travail n’est pas définitif et peut être contesté, mais la procédure est encadrée. Voici les options principales :
1. Saisir le médecin inspecteur régional du travail
- L’inspection du travail peut être sollicitée pour examiner un avis contesté.
- Vous devez motiver votre demande en précisant que l’avis du médecin du travail ne reflète pas votre état de santé ou le risque réel lié à votre poste.
- Cette saisine peut aboutir à une réévaluation médicale ou à un contrôle de la procédure.
2. Demander un second avis médical
- Vous pouvez consulter un médecin indépendant, souvent un médecin spécialisé en pathologies liées au travail ou en médecine légale.
- Attention : ce second avis ne peut pas modifier directement l’avis du médecin du travail, mais il constitue une preuve solide si la situation évolue vers une procédure judiciaire.
3. Recours judiciaire
Si vous estimez que l’avis a des conséquences graves sur votre santé ou votre emploi :
- Vous pouvez saisir le Conseil de Prud’hommes pour contester l’absence de déclaration d’inaptitude, notamment si le refus met votre santé en danger.
- Le juge pourra ordonner une expertise médicale judiciaire, indépendante, pour trancher sur votre aptitude.
4. Actions parallèles en cas de harcèlement
Même si l’avis médical n’est pas favorable :
- Documentez tout harcèlement (emails, témoins, incidents).
- Informez le CSE ou l’inspection du travail.
- En cas de danger grave, vous pouvez demander un aménagement de poste ou une mise à l’écart temporaire pendant la procédure.
Pour convoquer un salarié à une visite médicale, vous devez suivre certaines étapes afin de respecter les obligations légales et de garantir une bonne communication. Voici comment procéder :
Prise de rendez-vous : les visites de reprise, les visites à l’initiative de l’employeur et les visites à l’initiative du salarié sont des rendez-vous programmés uniquement à la demande de l’adhérent. Celles-ci doivent être demandées via la plateforme adhérente. Pour tous les autres rendez-vous, vous avez la possibilité d’envoyer un mail à votre centre de rattachement.
Informer le salarié : vous devez informer le salarié de la nécessité de réaliser sa visite médicale. Cela peut se faire par écrit (courrier ou email) ou verbalement, mais il est recommandé de le faire par écrit pour garder une trace. Dans votre communication, précisez les informations suivantes, disponibles sur la convocation :
- La date et l’heure de la visite.
- Le lieu où se déroulera la visite (centre de santé au travail).
- Le type de visite (visite d’embauche, visite de reprise, etc.).
- Les raisons de la convocation, si nécessaire.
Disponibilité du salarié : assurez-vous de la disponibilité du salarié pour ce rendez-vous. En cas d’indisponibilité, n’hésitez pas à vous rapprocher de votre SPST afin d’annuler ou de déplacer le rendez-vous. Vous avez également la possibilité d’annuler ou de déplacer le rendez-vous via votre plateforme adhérente.
Confidentialité : rappelez-vous que les informations concernant la santé du salarié sont confidentielles. Évitez de discuter des détails de la visite avec d’autres employés.
Si vous avez besoin d’aide supplémentaire ou si vous souhaitez plus d’informations sur les procédures de convocation, n’hésitez pas à prendre contact avec votre centre de rattachement.
Pensez à prendre : votre carnet de vaccination, les résultats d’examens tels que radiographies et analyses de sang, les courriers de votre médecin généraliste ou encore vos lunettes si vous en portez.
Il est important de noter que le professionnel de santé peut effectuer un examen clinique si nécessaire pour évaluer votre santé, ce qui pourrait impliquer de vous dévêtir afin de vous ausculter.
Les documents : attestation de suivi, avis d’aptitude ou d’inaptitude, ainsi que l’attestation médicale de non-contre-indication sont à disposition :
-
sur l’espace salarié, sauf si opposition par écrit à sa création : https://prevlink.padoa.fr/employee/login
-
et sur le portail adhérent (la fiche de visite est considérée comme notifiée à l’adhérent à la date de sa mise à disposition sur le portail adhérent)
Pour connaître vos risques, il faut d’abord les identifier et les analyser. C’est le but de l’évaluation et du document unique d’évaluation des risques professionnels dans votre entreprise.
Votre employeur doit vous informer sur les points suivants, dès l’embauche, puis à chaque fois que nécessaire (article R.4141-2 du Code du travail) :
Ce document unique d’évaluation des risques professionnels liés aux postes de travail doit avoir formalisé :
- Les mesures de prévention des risques identifiés dans ce document,
- Le rôle du service de santé au travail,
- Le règlement intérieur si l’entreprise en est dotée,
- Les consignes de sécurité et de premiers secours.
Seuls les risques professionnels dits risques particuliers et repris à l’article R4624-23 du Code du travail donnent lieu à la mise en œuvre d’un suivi de santé individuel renforcé.
A défaut d’être exposé à un ou plusieurs de ces risques, le salarié bénéficie d’un suivi individuel simple.
Pour une visite en centre :
- je me présente à l’accueil du lieu de rendez-vous (vérification de mes données personnelles : nom, prénom, adresse, etc.)
- Je réalise des examens en centre : tests de dépistage en fonction de mon poste (tensiomètre, vision, etc.)
- J’effectue ma consultation (je suis informée des risques liés à mon poste, je fais état de mes difficultés, etc.)
- Dès le lendemain, je me connecte sur mon espace personnel pour accéder aux documents de prévention et participer à un questionnaire de satisfaction
Lorsqu’un travailleur relève de plusieurs services de prévention et de santé au travail ou cesse de relever d’un de ces services, le service compétent pour assurer la continuité du suivi du travailleur peut demander la transmission de son dossier médical en santé au travail, sauf dans le cas où le travailleur a déjà exprimé son opposition à une telle transmission en application du 2° de l’article R. 4624-45-6 du Code du Travail.
Le service demandeur informe le travailleur et s’assure qu’il ne s’oppose pas à une telle transmission. En l’absence d’opposition du travailleur, son dossier médical est transmis par messagerie sécurisée au service demandeur.
Le professionnel de santé est soumis au secret professionnel médical : « ce secret couvre tout ce qui est venu à la connaissance du médecin dans l’exercice de sa profession, c’est-à-dire non seulement ce qui lui a été confié, mais aussi ce qu’il a vu, entendu ou compris » (Article R.4127-4 du Code de la santé publique).
« Le médecin du travail doit veiller à ce que les personnes qui l’assistent soient instruites de leurs obligations en matière de secret professionnel et s’y conforment : ce texte s’applique aux infirmières en santé au travail, au personnel administratif et à le/la secrétaire médicale, qui sont donc soumis au secret médical » (Article 72 du Code de déontologie).
Tout apprenti doit obligatoirement bénéficier d’un suivi médical. Les apprentis de plus de 18 ans sans risques particuliers ont une visite d’information et de prévention (VIP) dans les deux mois suivant l’embauche, tandis que les apprentis mineurs bénéficient de la VIP avant leur affectation. Les apprentis exposés à des risques particuliers ont un suivi individuel renforcé, incluant un examen médical d’aptitude avant l’affectation.
Comme tout salarié, l’apprenti peut avoir des visites de pré-reprise, de reprise et à sa demande, de l’employeur ou du médecin du travail.
Lorsqu’un élève effectue un stage en entreprise avec une convention entre l’établissement scolaire et l’entreprise, sans avoir un contrat de travail, il n’est pas obligatoire de lui faire passer des visites médicales. Cependant, si le poste comporte des risques, il est recommandé de consulter l’avis du médecin du travail.
Dans le cas d’un stagiaire mineur affecté à des travaux réglementés, interdits avec dérogation, ou opérant sur des machines de production, vous devez vous assurer qu’un avis médical d’aptitude soit délivré avant cette affectation (conformément à l’article R. 4153-40 du code du travail et à l’instruction ministérielle du 7 septembre 2016 sur les dérogations aux travaux interdits pour les jeunes de 15 à moins de 18 ans).
Si vous n’avez pas passé votre visite médicale d’embauche ou votre visite d’information et de prévention, vous pouvez solliciter votre employeur qui se rapprochera de nous pour organiser un rendez-vous. Vous pouvez également effectuer une demande de visite via notre site internet.
En tant que salarié dit multi-employeurs, vous dépendez du service de prévention et de santé au travail de votre employeur principal. C’est-à-dire celui avec lequel vous possédez le contrat de travail le plus ancien.
Rapprochez-vous de ce dernier afin de pouvoir effectuer votre visite médicale.
Si vous avez bénéficié d’un examen médical d’aptitude ou d’une visite d’information et de prévention précédemment, la fiche ou l’attestation émise peut permettre à votre nouvel employeur de se dispenser de faire réaliser un nouvel examen d’embauche ou une nouvelle visite d’information et de prévention.
Les conditions de dispense sont les suivantes : le salarié est appelé à occuper un emploi identique présentant des risques d’exposition équivalents ;
Le professionnel de santé au travail est en possession de la dernière attestation de suivi ou du dernier avis d’aptitude ;
Aucune mesure particulière concernant le poste de travail (aménagement adaptation ou transformation) ou aucun avis d’inaptitude n’a été émis au cours des cinq dernières années (ou trois dernières années pour le salarié qui bénéficie d’un suivi individuel adapté de leur état de santé).
Vous pouvez en ce sens transmettre à votre nouvel employeur la copie de la fiche ou de l’attestation afin qu’il s’assure du respect des conditions.
A noter que même si cette dispense est mise en œuvre, l’employeur ou le salarié, pourra solliciter ultérieurement une visite occasionnelle auprès du médecin du travail si cela s’avère nécessaire.
Si les conditions ne sont pas réunies, le salarié bénéficiera d’un nouvel examen.
Vous avez la possibilité de vous adresser à votre employeur afin qu’il prenne l’initiative de demander un examen de santé auprès de nos services.
Par ailleurs, le salarié lui-même peut également prendre l’initiative de solliciter la réalisation d’un examen (visite à la demande, visite de mi-carrière, etc.) . Dans ce cas, n’hésitez pas à entrer en contact avec nos services pour obtenir des informations sur les démarches à suivre.
Pour nous contacter, vous pouvez passer par la rubrique contact de notre site internet
Pour prendre rendez-vous pour une visite médicale avec Prevlink, vous pouvez suivre ces étapes :
- Si vous êtes actuellement en poste, c’est l’employeur qui doit solliciter le rendez-vous auprès du Service de Prévention et de Santé au Travail Interentreprise (SPSTI). Informez votre employeur de votre souhait de passer une visite médicale. Vous n’avez aucune obligation de communiquer la raison de votre demande de rendez-vous à votre employeur, en effet, ces informations sont confidentielles.
- Si vous souhaitez un rendez-vous pendant un arrêt de travail, vous pouvez effectuer votre demande auprès de votre SPSTI. Votre employeur ne peut pas effectuer cette démarche.
Confirmation du rendez-vous : Une fois le rendez-vous pris, une convocation sera transmise.
Préparation pour la visite : Pensez à préparer les documents nécessaires pour votre visite, comme votre carnet de vaccination, les résultats d’examens médicaux antérieurs, et tout autre document pertinent.
Si vous souhaitez des informations complémentaires, n’hésitez pas à prendre contact avec votre SPSTI.
-
Si vous n’êtes pas en arrêt de travail et souhaitez être reçu avec l’accord de votre employeur : vous prenez l’initiative d’une VALD et informez votre employeur, qui organise la visite conformément aux dispositions en vigueur.
-
Si vous êtes en arrêt de travail, vous pouvez demander une visite de pré-reprise. Dans ce cas, votre contrat de travail étant suspendu, vous pouvez vous opposer à ce que le médecin du travail communique ses recommandations éventuelles à votre employeur. Votre employeur n’est donc pas systématiquement informé de cette visite.
-
Si vous n’êtes pas en arrêt de travail et souhaitez rencontrer le médecin du travail sans en informer votre employeur, l’assistant chargé de la convocation recueille les informations nécessaires, analyse votre demande et les transmet au médecin du travail référent, qui décidera des suites à donner.
Le médecin du travail peut alors :
-
Donner suite : un temps d’échange pourra vous être accordé, en dehors de votre temps de travail.
-
Ne pas donner suite : il vous informera de sa décision et des réponses appropriées.
Le médecin du travail a un rôle exclusivement préventif, comme indiqué à l’article L4622-3 du Code du travail, et par conséquent, il n’a pas le pouvoir de délivrer des arrêts de travail.
Non, c’est le médecin du travail qui évalue si le salarié répond aux critères justifiant la nécessité d’une visite post-exposition. Par exemple, un monteur d’échafaudage, même s’il bénéficie d’un suivi individuel renforcé en raison de son travail en hauteur, il n’est pas considéré comme « éligible » à la visite de fin d’exposition. En effet, dès que le travail en hauteur cesse, il n’a pas d’effet durable sur la santé et ne nécessite donc pas de surveillance post-professionnelle.
Oui, certaines visites sont possibles en téléconsultation.
Le SIR s’applique aux postes présentant des risques particuliers. À compter du 1ᵉʳ octobre 2025, deux catégories restent couvertes par la loi, tandis qu’une troisième relève toujours de l’appréciation de l’employeur.
1 – Les salariés exposés à des risques particuliers (article R.4624-23 du Code du travail)
Le suivi renforcé est obligatoire pour les salariés exposés :
- ☢️ Aux rayonnements ionisants
- 🌊 À un environnement hyperbare
- 🧱 À l’amiante
- ⚙️ Au plomb+D7
- 🦠 Aux agents biologiques de groupes 3 et 4
- 🧪 Aux agents CMR** (cancérogènes, mutagènes, reprotoxiques)
- 🛠 À un risque de chute en hauteur lors de l’installation ou du démontage d’échafaudages
Évolution majeure au 1ᵉʳ octobre 2025 :
Les travailleurs habilités aux travaux électriques (R.4544-10)
Les salariés titulaires d’une autorisation de conduite (R.4323-56, dont CACES)
➡️ Ne relèvent plus du SIR
Ils sont désormais soumis à une attestation médicale d’absence de contre-indication, délivrée par le médecin du travail, valable 5 ans.
En revanche, restent concernés par le SIR :
- 📦 Les salariés effectuant des manutentions manuelles supérieures à 55 kg
- 👷 Les jeunes travailleurs** affectés à des travaux dangereux par dérogation
3 –Les salariés déclarés en SIR par l’employeur
L’employeur conserve la possibilité de déclarer en SIR un salarié n’entrant pas dans les catégories précédentes, lorsqu’il estime que les missions ou l’environnement de travail l’exigent.
Procédure :
- Solliciter l’avis du médecin du travail
- Consulter le CSE (s’il existe, à partir de 11 salariés)
- Justifier cette inscription dans le DUERP et la fiche d’entreprise
- Motiver par écrit la décision auprès du médecin du travail
Non vous ne pouvez pas la refuser. Au-delà de l’aspect obligatoire, il est important de comprendre que ces rendez-vous sont prévus pour votre bien-être et le suivi de votre santé. Ne manquez pas cette opportunité de prévenir d’éventuels risques ou expositions nuisibles pour votre santé.
Oui via votre Espace salariés
Lorsque l’employeur adhère à notre service de prévention et de santé au travail, un médecin du travail est attribué à l’entreprise. Aucune demande discriminatoire ne sera prise en compte, et cette disposition s’étend également aux autres membres de l’équipe de professionnels de santé.
L’employeur doit organiser et être tenu informé de l’organisation de toute VALD même s’il n’en est pas l’initiateur. L’employeur informe Prevlink du besoin d’organiser une VALD en précisant qui en est à l’initiative. En retour Prevlink lui transmet une convocation que l’employeur transmettra au travailleur pour lui donner consigne de s’y rendre pendant son temps de travail, temps pendant lequel l’employeur est responsable de la santé et de la
sécurité du travailleur.
Une visite de pré-reprise est une visite médicale qui peut être organisée dans le but d’accompagner, de préparer et d’anticiper, pendant votre arrêt, votre retour au travail dans les meilleures conditions. Cette visite de pré-reprise peut être demandée:
- Par le médecin du travail
- Par le médecin traitant
- Par le médecin conseil des organismes de sécurité sociale
- Ou par vous-même en tant que salarié
La visite de pré-reprise peut être réalisée par un médecin du travail ou par un Infirmier Diplômé d’État en Santé au Travail (IDEST) sur protocole écrit conformément à l’art. R4623-14 du Code du travail.
- Des aménagements et adaptations du poste de travail ;
- Des préconisations de reclassement ;
- Des formations professionnelles à organiser en vue de faciliter votre reclassement ou votre réorientation professionnelle.
Cette visite de pré-reprise est très importante, bien qu’elle ne soit pas obligatoire, car elle permet d’anticiper le retour au travail dans de bonnes conditions. Nous vous encourageons vivement à la demander.
La visite d’information et de prévention (Vip) remplace la visite médicale d’embauche. Elle doit être effectuée dans les 3 mois suivant l’embauche (ou avant l’embauche pour les mineurs et les travailleurs de nuit).
La VIP peut être réalisée par le médecin du travail ou par un professionnel de santé au travail et inclut un entretien sur l’état de santé du salarié. Cette visite est ensuite renouvelée au maximum tous les 5 ans.
Elle doit être réalisée tous les 5 ans au maximum pour les salariés sans risque particulier. Cependant, pour les salariés en suivi individuel adapté (SIA) : les moins de 18 ans, et les travailleurs de nuit, la fréquence ne dépassera pas 3 ans. Initiée par l’employeur, cette visite a pour objectifs d’informer le travailleur sur les risques potentiels liés à son travail, de le conseiller pour minimiser ces risques, d’évaluer son état de santé, et de formuler des recommandations si nécessaire.
Une visite d’embauche est l’étape obligatoire de suivi de santé au travail organisée par l’employeur à l’arrivée d’un nouveau salarié. Elle a pour objectif de vérifier que le salarié peut occuper son poste sans risque pour sa santé ni pour celle des autres, et d’adapter, si nécessaire, les conditions de travail,
Délais : pour un salarié non exposé, cette visite doit être réalisée dans les trois mois suivant la prise effective du poste de travail (le délai peut être différent pour des situations spécifiques comme les mineurs ou certains postes à risques).
La visite de reprise, obligatoire, se déroule soit le jour du retour au travail, soit dans les huit jours suivants.
L’employeur doit être à l’initiative de cette visite et doit contacter les services de prévention.
Elle vise à évaluer votre situation après un congé maternité, une maladie professionnelle, un accident du travail (au moins 30 jours d’absence), ou une absence de plus de 60 jours pour maladie ou accident non professionnel.
Elle permet de vérifier l’adéquation de votre poste avec votre santé, examiner les propositions d’aménagement émises, et recommander des ajustements ou un reclassement si nécessaire, y compris un avis d’inaptitude si applicable.
Cet examen est destiné aux salariés soumis à un Suivi Individuel Renforcé (SIR).
Réalisé par le médecin du travail, cet examen vise à s’assurer de l’aptitude du travailleur au poste, à détecter d’éventuelles affections présentant un danger pour les autres travailleurs, à proposer des adaptations du poste, informer sur les risques et le suivi médical, ainsi que sensibiliser sur les moyens de prévention.
Cet examen doit être effectué avant l’affectation au poste.
Une dispense est possible si le travailleur a eu une visite médicale d’aptitude dans les 2 ans précédant son embauche, occupant un emploi identique avec des risques similaires et si le médecin du travail possède le dernier avis d’aptitude. Aucune modification du poste ou avis d’inaptitude ne doit avoir été émis au cours des 2 dernières années,
L’examen médical d’aptitude périodique doit exclusivement être effectué par le médecin du travail. Il intervient dans un délai maximal de 4 ans après le dernier examen médical d’aptitude. À la suite, le médecin remet ou non un avis d’inaptitude.
attention : les jeunes exposés à des travaux dangereux et les travailleurs exposés aux rayonnements ionisants de catégorie A bénéficient d’un examen médical d’aptitude périodique annuel.
Cet examen réalisé dans le cadre du Suivi Individuel Renforcé (SIR) vise à s’assurer de l’aptitude du travailleur au poste, à détecter d’éventuelles affections présentant un danger, à proposer des adaptations de poste, informer sur les risques et le suivi médical, ainsi que sensibiliser sur les moyens de prévention.
L’inaptitude, c’est l’incapacité d’un salarié à occuper son poste de travail, en raison de la dégradation de son état de santé physique ou psychologique.
En d’autres termes, on constate que le problème de santé (qu’il s’agisse d’une maladie ou d’un accident, d’origine professionnelle ou non) empêche le maintien du salarié sur le poste qu’il occupait jusqu’alors.
L’inaptitude ne peut être déclarée que par un médecin du travail, sur la base d’un constat médical objectif et à l’issue d’une procédure stricte.
La visite à la demande est une rencontre entre un salarié et un professionnel de santé au travail qui peut être sollicitée en dehors des rendez‑vous de suivi périodique habituels. Elle permet au travailleur de bénéficier d’un accompagnement personnalisé pour évoquer toute difficulté de santé pouvant être liée à son travail ou pouvant affecter ses capacités professionnelles. Elle peut être bénéficiée par tout travailleur, quel que soit son poste ou son suivi de santé au travail.
Objectifs principaux
- anticiper et traiter de manière précoce toute difficulté de santé ou situation professionnelle problématique.
- proposer un accompagnement adapté au salarié (information, conseils, prévention, adaptations éventuelles, etc.).
- sensibiliser le salarié et l’employeur sur les mesures de prévention à mettre en œuvre.
Qui peut la demande ?
- le salarié lui‑même, s’il souhaite discuter d’un problème de santé ou de conditions de travail.
- l’employeur, lorsqu’il observe des signaux (arrêts de travail répétés, difficultés au poste, etc.).
- le médecin du travail, s’il estime qu’une rencontre est utile pour mieux préserver la santé du salarié
Réalisée par un médecin du travail, elle concerne les salariés exposés à des risques spécifiques tels que l’amiante, les rayonnements ionisants, le plomb, les agents cancérogènes, certains produits chimiques et le travail en hauteur.
Cette visite mise en place depuis le 1er octobre 2021, vise à analyser les risques spécifiques auxquels le salarié a été exposé, instaurer une surveillance post-exposition si requise, et ce, au plus tard un mois avant le départ à la retraite, en cas de déclaration en suivi individuel renforcé au cours de sa carrière.
La visite de mi-carrière concerne tous les salariés, qu’ils aient un CDI, un CDD, un contrat temporaire ou d’apprentissage. Elle doit se dérouler conformément à un accord de branche ou, à défaut, durant l’année civile de leur 45e anniversaire. Cette visite peut être anticipée jusqu’à deux ans avant les 45 ans du salarié. Elle est effectuée par le médecin du travail ou un infirmier santé travail.
La visite a pour objectif d’évaluer l’adéquation entre le poste de travail et l’état de santé du salarié, ainsi que d’analyser les risques de désinsertion professionnelle, etc.
La visite intermédiaire est effectuée sous la supervision du médecin du travail mais peut être réalisée par un professionnel de santé tel qu’un interne en médecine du travail, un collaborateur médecin non spécialiste en médecine du travail ou un infirmier. Elle intervient au plus tard 2 ans après la visite avec le médecin du travail.
La visite de fin d’exposition, un examen médical réalisé par un médecin du travail. Elle a pour but de retracer les expositions antérieures d’un salarié à des risques spécifiques susceptibles d’avoir des conséquences sur sa santé.
Cette visite s’applique aux travailleurs ayant bénéficié d’un suivi individuel renforcé (SIR) et dont l’exposition à un ou plusieurs risques particuliers cesse en raison d’un changement de poste, d’un départ de l’entreprise, ou d’une retraite.
Il incombe à l’employeur d’informer le service de prévention et de santé au travail de la cessation d’exposition d’un salarié dès qu’il en a connaissance. En l’absence d’initiative de l’employeur, le salarié peut solliciter une visite post-exposition dans le mois précédant la fin d’exposition et jusqu’à 6 mois après.
Le rendez-vous de liaison a été instauré par la loi du 2 août 2021 et vise à renforcer la prévention en santé au travail. Elle a pour objectif de maintenir un lien entre le salarié en arrêt de travail et l’employeur.
Il ne s’agit pas d’une visite médicale.
Son objectif est d’informer le salarié sur la possibilité de bénéficier d’actions préventives contre la désinsertion professionnelle, d’une visite de préreprise, ainsi que de mesures d’aménagement du poste et/ou du temps de travail.
Lors de votre visite médicale, pensez à apporter :
- Une pièce d’identité
- Votre carnet de vaccination et de santé
- Vos lunettes, si vous en portez, afin de vérifier l’adéquation de la correction.
- Tous les documents pertinents, notamment en cas d’arrêt de travail : certificat médical, compte-rendu opératoire, résultats d’examens, correspondances médicales, etc.
Le suivi médical s’adapte en fonction de l’âge, de l’état de santé, des conditions de travail et des risques auxquels vous êtes exposé.
Soit vous serez en suivi individuel simple ou adapté, soit en suivi individuel renforcé. La liste des postes à risques est fixée par l’article R 4624-23 du Code du travail, il s’agit notamment de ceux exposant les salariés à l’amiante, au plomb, aux agents cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction, aux agents biologiques des groupes 3 et 4 mentionnés à l’article R. 4421-3 du code du travail, au risque de chute de hauteur lors des opérations de montage et de démontage d’échafaudages, le travail de nuit
Le médecin du travail est le seul habilité à délivrer l’avis d’aptitude, spécifiquement pour les salariés soumis à un suivi individuel renforcé (SIR) en raison de risques particuliers.
Quant à l’attestation de suivi, elle est remise par un professionnel de santé, que ce soit le médecin du travail ou l’infirmier en santé au travail, à l’issue d’une visite d’information et de prévention, que ce soit initiale (à l’embauche) ou périodique (de suivi). Cette attestation concerne les salariés sous suivi individuel simple (SIS) ou adapté (SIA).
Il existe trois types de suivi médical au travail :
- **Suivi Individuel (SI)** : concerne les salariés non exposés à des risques particuliers. Il comprend une Visite d’Information et de Prévention (VIP) dans les 3 mois suivant l’embauche, renouvelée au maximum tous les 5 ans (3 ans pour les mineurs).
- **Suivi Individuel Adapté (SIA)** : destiné aux travailleurs de nuit, salariés en situation de handicap, titulaires d’une pension d’invalidité ou lorsque l’état de santé l’impose. La périodicité est définie par le médecin du travail.
- **Suivi Individuel Renforcé (SIR)** : réservé aux salariés exposés à des risques graves (amiante, plomb, CMR, hyperbare, rayonnements ionisants, agents biologiques groupes 3 et 4, risque de chute en hauteur lors du montage/démontage d’échafaudages). S’il le juge nécessaire, l’employeur complète la liste des postes entrant dans les catégories mentionnées par des postes présentant des risques particuliers pour la santé ou la sécurité du travailleur ou pour celles de ses collègues ou des tiers évoluant dans l’environnement immédiat de travail mentionnés au premier alinéa de l’article L. 4624-2, après avis du ou des médecins concernés et du comité social et économique s’il existe. Quant au suivi : il comprend un examen médical d’aptitude à l’embauche, puis un renouvellement au moins tous les 4 ans avec une visite intermédiaire sous 2 ans.
⚠️ À compter du 1er octobre 2025, les salariés soumis à habilitation électrique ou à autorisation de conduite ne relèvent plus du SIR. Ils devront obtenir une attestation médicale d’absence de contre-indications, valable 5 ans, délivrée par le médecin du travail. Les anciens avis SIR restent valables 5 ans à compter de leur date de délivrance.
L’examen médical d’aptitude réalisé dans le cadre du SIR est renouvelé par :
- une visite intermédiaire effectuée par un professionnel de santé au plus tard 2 ans après la visite avec le médecin du travail ;
- une visite effectuée par le médecin du travail, selon une périodicité qu’il détermine et qui ne peut être supérieure à 4 ans.
Le constat médical d’une situation de santé incompatible avec le maintien au poste peut être réalisé à tout moment pendant la vie professionnelle du salarié, pendant ou en dehors d’un arrêt de travail.
ÉTAPE 1 : LE CONSTAT MÉDICAL
Le médecin du travail – seul professionnel de santé habilité à le faire – peut déclencher une procédure menant à l’inaptitude au cours d’une visite médicale réalisée par ses soins.
Pour tous les salariés, quel que soit leur type de suivi, il peut s’agir :
- d’une visite à la demande (du salarié, de l’employeur ou du médecin du travail) ;
- d’une visite liée à un arrêt de travail (visite de pré-reprise et de reprise).
En plus, pour les salariés en suivi individuel renforcé (SIR), le constat d’inaptitude peut survenir lors :
- de l’examen d’aptitude mené lors de l’embauche ;
- des examens médicaux périodiques obligatoires. Lors de la visite, et sur la base du constat médical, le médecin du travail aborde avec le salarié les possibilités de maintien en emploi par différentes mesures (aménagement ou changement de poste dans l’entreprise).
ÉTAPE 2 : RECHERCHE DE SOLUTIONS DE MAINTIEN AU POSTE
Avant de devoir se résoudre à prononcer l’inaptitude, le médecin du travail doit mener un travail d’investigation approfondi visant à trouver des solutions. Cette démarche repose sur :
- Une étude de poste au cours de laquelle un professionnel de santé au travail observe, au sein de l’entreprise, le poste occupé par le salarié.
- Une étude des conditions de travail dans l’entreprise.
- La recherche de la date à laquelle a été réalisée la fiche d’entreprise, un document formel qui recense les risques présents dans l’entreprise. En l’absence de fiche d’entreprise actualisée, le médecin du travail fait procéder à la création ou mise à jour de ce document.
- Un échange par tous moyens (de visu, téléphonique, par mail…) avec l’employeur pour identifier des solutions de maintien au poste (aménagement de poste, reclassement).
- Éventuellement, un second examen médical du salarié si le médecin du travail le juge nécessaire. Cet examen doit être réalisé au plus tard 15 jours après l’examen initial qui a déclenché la procédure.
ÉTAPE 3 : LA DÉCLARATION D’INAPTITUDE
S’il n’a pas été possible d’identifier des solutions d’aménagement ou de transformation du poste, le médecin du travail peut déclarer le salarié inapte à ce poste.
Il rédige alors un avis d’inaptitude comportant ses conclusions écrites. Deux situations sont alors possibles :
- L’avis d’inaptitude comporte des indications sur les capacités physiques et mentales du salarié à occuper un autre poste. L’employeur doit alors faire une proposition de reclassement au salarié (un autre poste à compétences égales, sur le même site ou dans un filiale s’il en existe). Le salarié est libre d’accepter ou non la proposition qui pourrait être faite par l’employeur. Si le salarié refuse ou si l’entreprise (par sa taille, son activité), ne permet pas de reclassement, le licenciement pour inaptitude doit être envisagé.
- L’avis d’inaptitude mentionne que « Tout maintien du salarié dans un emploi serait gravement préjudiciable à sa santé » ou que « L’état de santé du salarié fait obstacle à tout reclassement dans un emploi » . Dans ce cas, l’employeur est libéré de son obligation de reclassement et doit procéder au licenciement pour inaptitude sans avoir à rechercher un nouveau poste pour le salarié.
La visite de reprise est effectuée dans les cas suivants :
- Après un congé de maternité.
- Suite à une absence liée à une maladie professionnelle.
- Après une période d’absence d’au moins 30 jours due à un accident du travail.
- Après une absence d’au moins 60 jours pour des raisons de maladie ou d’accident non professionnel.
- Il incombe à l’employeur de demander au SPST d’organiser la visite de reprise.
1. Visites d’information et de prévention
Visite d’information et de prévention initiale (VIP initiale)
Visite d’information et de prévention périodique (VIP périodique)
2. Examens médicaux
Examen médical
Examen médical périodique
3. Visites liées à l’exposition ou à la carrière
Visite post-exposition
Visite post-professionnelle
Visite de mi-carrière
4. Visites de reprise ou de suivi
Visite de pré-reprise
Visite de reprise
Visite intermédiaire
5. Autres rendez-vous
Rendez-vous de liaison
Visite à la demande
En savoir plus : https://www.prevlink.com/offres/offre-socle-encadree/visites-medicales-salaries/
Cela dépend des visites médicales. Elles peuvent être effectuées par un médecin du travail, un médecin collaborateur ou un infirmier en santé au travail.
Retrouvez toutes les informations dans nos infographies dédiées au suivi des salariés : https://www.prevlink.com/wp-content/uploads/docs-newsletter/infographie-le-suivi-individuel-en-sante-travail-prevlink-2.pdf
La visite de fin de carrière concerne les salariés ayant bénéficié d’un Suivi Individuel Renforcé (SIR). Elle est organisée à l’approche de la retraite ou lors d’un arrêt d’exposition. Le médecin du travail établit un état des expositions subies et peut proposer un suivi post-professionnel, en lien avec le médecin traitant ou le médecin conseil de la CPAM.
C’est le SPST de l’employeur principal qui est en charge de son suivi. C’est-à-dire l’employeur avec lequel le salarié à le contrat de travail le plus ancien.