Celui-ci doit être effectué par le médecin du travail préalablement à l’affectation sur le poste, à l’exception des apprentis, pour lesquels il doit être réalisé au plus tard dans les deux mois qui suivent son embauche.
En France, l’avis du médecin du travail n’est pas définitif et peut être contesté, mais la procédure est encadrée. Voici les options principales :
1. Saisir le médecin inspecteur régional du travail
2. Demander un second avis médical
3. Recours judiciaire
Si vous estimez que l’avis a des conséquences graves sur votre santé ou votre emploi :
4. Actions parallèles en cas de harcèlement
Même si l’avis médical n’est pas favorable :
Pour connaître vos risques, il faut d’abord les identifier et les analyser. C’est le but de l’évaluation et du document unique d’évaluation des risques professionnels dans votre entreprise.
Votre employeur doit vous informer sur les points suivants, dès l’embauche, puis à chaque fois que nécessaire (article R.4141-2 du Code du travail) :
Ce document unique d’évaluation des risques professionnels liés aux postes de travail doit avoir formalisé :
Seuls les risques professionnels dits risques particuliers et repris à l’article R4624-23 du Code du travail donnent lieu à la mise en œuvre d’un suivi de santé individuel renforcé.
A défaut d’être exposé à un ou plusieurs de ces risques, le salarié bénéficie d’un suivi individuel simple.
Tout apprenti doit obligatoirement bénéficier d'un suivi médical. Les apprentis de plus de 18 ans sans risques particuliers ont une visite d'information et de prévention (VIP) dans les deux mois suivant l'embauche, tandis que les apprentis mineurs bénéficient de la VIP avant leur affectation. Les apprentis exposés à des risques particuliers ont un suivi individuel renforcé, incluant un examen médical d'aptitude avant l'affectation.
Comme tout salarié, l'apprenti peut avoir des visites de pré-reprise, de reprise et à sa demande, de l'employeur ou du médecin du travail.
Le SIR s’applique aux postes présentant des risques particuliers. À compter du 1ᵉʳ octobre 2025, deux catégories restent couvertes par la loi, tandis qu’une troisième relève toujours de l’appréciation de l’employeur.
1 – Les salariés exposés à des risques particuliers (article R.4624-23 du Code du travail)
Le suivi renforcé est obligatoire pour les salariés exposés :
Évolution majeure au 1ᵉʳ octobre 2025 :
Les travailleurs habilités aux travaux électriques (R.4544-10)
Les salariés titulaires d’une autorisation de conduite (R.4323-56, dont CACES)
➡️ Ne relèvent plus du SIR
Ils sont désormais soumis à une attestation médicale d’absence de contre-indication, délivrée par le médecin du travail, valable 5 ans.
En revanche, restent concernés par le SIR :
3 –Les salariés déclarés en SIR par l’employeur
L’employeur conserve la possibilité de déclarer en SIR un salarié n’entrant pas dans les catégories précédentes, lorsqu’il estime que les missions ou l’environnement de travail l’exigent.
Procédure :
Lorsque l'employeur adhère à notre service de prévention et de santé au travail, un médecin du travail est attribué à l'entreprise. Aucune demande discriminatoire ne sera prise en compte, et cette disposition s'étend également aux autres membres de l'équipe de professionnels de santé.
L’inaptitude, c’est l’incapacité d’un salarié à occuper son poste de travail, en raison de la dégradation de son état de santé physique ou psychologique.
En d’autres termes, on constate que le problème de santé (qu’il s’agisse d’une maladie ou d’un accident, d’origine professionnelle ou non) empêche le maintien du salarié sur le poste qu’il occupait jusqu’alors.
L’inaptitude ne peut être déclarée que par un médecin du travail, sur la base d’un constat médical objectif et à l’issue d’une procédure stricte.
Le suivi médical s'adapte en fonction de l’âge, de l’état de santé, des conditions de travail et des risques auxquels vous êtes exposé.
Soit vous serez en suivi individuel simple ou adapté, soit en suivi individuel renforcé. La liste des postes à risques est fixée par l’article R 4624-23 du Code du travail, il s’agit notamment de ceux exposant les salariés à l’amiante, au plomb, aux agents cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction, aux agents biologiques des groupes 3 et 4 mentionnés à l’article R. 4421-3 du code du travail, au risque de chute de hauteur lors des opérations de montage et de démontage d’échafaudages, le travail de nuit
Le médecin du travail est le seul habilité à délivrer l'avis d'aptitude, spécifiquement pour les salariés soumis à un suivi individuel renforcé (SIR) en raison de risques particuliers.
Quant à l'attestation de suivi, elle est remise par un professionnel de santé, que ce soit le médecin du travail ou l'infirmier en santé au travail, à l'issue d'une visite d'information et de prévention, que ce soit initiale (à l'embauche) ou périodique (de suivi). Cette attestation concerne les salariés sous suivi individuel simple (SIS) ou adapté (SIA).
Il existe trois types de suivi médical au travail :
⚠️ À compter du 1er octobre 2025, les salariés soumis à habilitation électrique ou à autorisation de conduite ne relèvent plus du SIR. Ils devront obtenir une attestation médicale d’absence de contre-indications, valable 5 ans, délivrée par le médecin du travail. Les anciens avis SIR restent valables 5 ans à compter de leur date de délivrance.
L’examen médical d'aptitude réalisé dans le cadre du SIR est renouvelé par :
Le constat médical d’une situation de santé incompatible avec le maintien au poste peut être réalisé à tout moment pendant la vie professionnelle du salarié, pendant ou en dehors d’un arrêt de travail.
ÉTAPE 1 : LE CONSTAT MÉDICAL
Le médecin du travail – seul professionnel de santé habilité à le faire – peut déclencher une procédure menant à l’inaptitude au cours d’une visite médicale réalisée par ses soins.
Pour tous les salariés, quel que soit leur type de suivi, il peut s’agir :
En plus, pour les salariés en suivi individuel renforcé (SIR), le constat d’inaptitude peut survenir lors :
ÉTAPE 2 : RECHERCHE DE SOLUTIONS DE MAINTIEN AU POSTE
Avant de devoir se résoudre à prononcer l’inaptitude, le médecin du travail doit mener un travail d’investigation approfondi visant à trouver des solutions. Cette démarche repose sur :
ÉTAPE 3 : LA DÉCLARATION D’INAPTITUDE
S’il n’a pas été possible d’identifier des solutions d’aménagement ou de transformation du poste, le médecin du travail peut déclarer le salarié inapte à ce poste.
Il rédige alors un avis d’inaptitude comportant ses conclusions écrites. Deux situations sont alors possibles :
C'est le SPST de l'employeur principal qui est en charge de son suivi. C'est-à-dire l'employeur avec lequel le salarié à le contrat de travail le plus ancien.